Comme un fleuve Poèmes de René-Guy Cadou

cadou

« Comme un fleuve »

Avec Dominique Dumont (guitare, voix)

Ce spectacle ne peut se cacher : c’est de la poésie et il le revendique !

L’œuvre de Cadou le poète a été rêvée, aimée, habillée de musique, et sera chantée par des poètes.

Car poètes ont été tous les auteurs de ce spectacle…

C’est une entreprise risquée de chanter l’œuvre écrite d’un autre…

Sauf quand l’osmose est évidente par-delà la mort de l’un, quand la rencontre est aussi éclatante et émouvante.

René-Guy Cadou (1920-1951), poète charnel et lumineux, pétri des soucis et angoisses de son temps, être de rêves et de racines, violent dans ses infinies caresses, amoureux de l’amour… ne pouvait rencontrer que des frères.

Pour ceux qui ignorent encore tout de lui, quelle merveilleuse rencontre que ce spectacle, fervent et savoureux comme son verbe.

Morice Benin, tendre et virulent, plus de trente disques, des livres, des essais, des milliers de kilomètres parcourus sur les routes de la Chanson…

Et (momentanément) délaisse les siens pour se mettre au service de l’autre. La tessiture de la voix, la personnalité de l’homme s’accordent étonnamment avec les mots, la musicalité d’une écriture.

Ces textes, Benin les a habillés d’une musique qui porte le verbe sans prendre le pas sur lui, en retrouvant sa ligne mélodique profonde.

Et de cette lente plongée poétique, l’on ressort comme harmonieux, avec l’étonnement d’avoir fait une rencontre importante…

Françoise Morvan

Cadou, le sourcier

Cadou nous a imaginé vivants, aujourd’hui…

C’est pour cela qu’il nous a désignés dans l’un de ses plus beaux poèmes :

 « Pour plus tard »,

Comme s’il avait pu percevoir, un demi-siècle par avance, notre quête…
Sa poésie irrigue notre toundra intérieure. Elle ne nous lâchera plus !

Elle demeure source d’évidence s’écoulant à travers la roche, sur le calcaire de notre résignation, là où bruissent un silence et une solitude solaires.
Les mots de Cadou n’existent alors que pour nous ramener à cet essentiel que nous n’aurions jamais dû délaisser ne serait-ce qu’un seul instant : Le foisonnement bienfaiteur d’une nature souveraine, la flammèche amoureuse rendant supportables nos existences chaotiques, la bolée de cidre amicale pour faire trinquer humour et fidélité… Le tout pressentant un sens qu’à défaut d’autre chose, nous appelleront divin, aux antipodes des conforts religieux et plaçant l’être en face de la grande question du sens de l’existence…

C’est cela la poésie de Cadou : Elle nous relie par un fil invisible à tous les « A » fondateurs : Arbre, Amour, Amitié, Absolu… et Allégresse en prime.

Comme s’il n’avait été qu’un grand frère-explorateur revenant de derrière le couchant en nous débroussaillant des pans entiers de ciel pur…

Morice Benin

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Lettre d’Hélène Cadou

« … Quels mots trouver pour vous dire l’intense fraternité éprouvée l’autre soir avec un public dont l’enthousiasme et l’émotion étaient infiniment perceptibles pour moi qui, dans l’ombre, René à mes côtés comme parlant chaque vers, chaque murmure, vous écoutais offrir sa peine, sa joie, ses cris portés par votre voix, votre musique, comme si vous les ressentiez à chaque minute au présent… C’était cela, grâce à cette magie du talent et de la vocation profonde, tout était au présent : la table de Louisfert  et la parole murmurée, grandissante, qui dépasse les murs et envahit les cœurs.

Vous donnez, parce que vous le ressentez au plus vrai, la force de cette parole à tous et la musique si belle emporte loin le message… Merci au plus vrai… Comme à un frère de René, je vous dis ma fidèle amitié »

Hélène Cadou, le 17 janvier1991 : Première au Forum des Halles de Paris.

 

Ce qu’en dit la presse…

« Une voix incomparable pour chanter la poésie d’un certain René-Guy Cadou, cet instituteur de Loire Atlantique mort en 1951 à l’âge de 31 ans, que Morice Benin a merveilleusement mis en musique, ce qui donne des chansons d’une beauté, d’une profondeur et d’une richesse rares.

« Les morts jeunes sont aimés des dieux…»

Morice Benin, lui, est aimé des hommes et des femmes de notre temps, particulièrement de ceux et des celles, tous âges confondus, qui pour l’entendre, le déguster, se sont retrouvés en grand nombre à l’auditorium. Sur les visages des spectateurs, une attention extrême, une admiration sans faille, une complicité de tous les instants. Morice Benin mérite la note maximum.

Et l’admiration, finalement, va avec la même passion discrète et intimiste au poète mort « dans la fleur de son âge », et à son talentueux interprète. Ils sont indissociables pour le cœur et la raison… »

Micro, « Le Dauphiné libéré »

« Dès les premières minutes, Morice Benin sait installer une émotion qui ne retombera pas. Rien de passéiste pourtant dans ce récital : mis en musique avec beaucoup de talent, les textes de l’auteur ressortent avec une urgence, une actualité, une véhémence toutes nouvelles…

Installé devant un bureau, le chanteur allume une bougie et écrit dans la pénombre. Une bande diffuse des chants d’oiseaux, les cloches de l’église, et le grattement de la plume sur le papier. Cette brève mise en scène crée une ambiance complice. De superbes parties de guitare (Dominique Dumont) enchâssent les couplets, et la voix sait parfaitement faire ressortir les phrases-chocs qui ponctuent les poèmes. « Je n’ai que les droits du plus faible… »

Morice Benin sait pourtant préserver une part de mystère, susciter des interrogations chez les spectateurs. Il a ouvert de nouvelles pistes dans la compréhension de l’œuvre du poète, dont on a pas fini de faire le tour. »

J.-P. B., « L’éclaireur »

« … Aussi rigoureux, rares et talentueux que soient les spectacles et les disques de Morice Benin, il faut entendre cet artiste exceptionnel de vive voix. Rarement cette expression n’eut plus de sens qu’au sujet de Benin chantant Cadou. Le timbre vif et chaud installe un climat de qualité partout où il se produit… Charnels, simples, accessibles, ces poèmes n’ont pas fini de toucher les générations d’aujourd’hui et de demain qui ne le connaissent pas. … Parions que ce sera grâce à des chanteurs comme Morice Benin que la voix de Cadou continuera de ce faire entendre au cours de ce siècle.

 Grand prix de l’Académie Charles Cros, Morice Benin a réalisé un prodigieux travail autour du poète… »

A. Thimel

Aspects pratiques :

Durée du spectacle : 1h.15 environ

A fournir :

Petit bureau rustique avec chaise, bouquet de fleurs des champs avec vase et possibilité d’un écran (2/2 mètres) pour projection diapo finale.

Durée de montage : 4 heures environ.

Régie générale : Dominique Laperche ou Hugo Benin

Apport technique sur demande selon les salles.

Orchestrations : Michel Goubin

Discographie

Chants de solitude (1987) Editions du P’tit véhicule

La cinquième saison (1991) Editions du P’tit véhicule

Comme un fleuve (2002)

Enregistrement public à Nantes (2011) Editions du P’tit véhicule

 

Bibliographie

Poésie, la vie entière, René-Guy Cadou, Editions Seghers/Laffont

Rencontre mini récitals en direction du milieu scolaire :

¾ d’heure environ sur les traces du grand poète de l’ouest, et à travers lui, d’une œuvre sensible, véritable hymne à la vie, à l’espoir, à la profondeur de l’être. L’œuvre de Cadou est exemplaire à plus d’un titre… et représentative d’une féconde lignée de poètes contemporains (Ecole de Rochefort).

René-Guy Cadou (1920-1951) est aujourd’hui reconnu comme l’un des plus marquants poètes de sa génération, aux côtés d’Aragon, Eluard, Jacob…

Courte présentation, suivie d ‘une illustration scénique : une dizaine de chansons mises en musique par Morice Benin, suivie d’un éventuel échange.

Contact spectacle ici

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