Retour en poésie…

Retour en poésie

Ça y est !…Nous voici à J+6 de notre marathon électoral… et au crépuscule de notre belle flambée d’utopie : Les « Insoumis » n’iront pas plus loin que leur glorieux 20 pour 100 et mon précédent édito (« C’est l’heure » !) est passé brutalement has been… Au suivant ! Le voici…

Il fallait voir la mine grisâtre et déconfite de monsieur Mélenchon l’autre dimanche soir à la télévision : un énorme poids de réalisme semblait le terrasser.

Vite, vite, dépêchons-nous d’aller nous désaltérer à la fontaine d’un poème, d’un livre, d’une musique, d’un amour, d’une tendresse…

Retrouvons-nous à l’oasis. Puisons quelques forces avant les inévitables épreuves qui nous guettent. Bientôt…

La fissure entre le Vieux monde et les utopistes que nous sommes s’avère béante, profonde. A l’image de celle entre le petit Peuple et les nantis.

Je me relève meurtri par mes propres rêves avortés. Je l’avoue.
« Fallait pas trop rêver », n’est-ce pas ?

J’entends d’ici la sentence appuyée de tous les vieux sages et leur complainte mortifère : Circulez, on ne rêve plus !

Tout est dans son contraire et réciproquement. On remballe.

Il est bien là, tangible, le mal du siècle : Chacun sa vérité, son illusion, sa suffisance, sa béquille.

Dimanche dernier, il suffisait d’examiner la petite queue des votants (comme moi) pour imaginer ce que serait le scrutin : Copie-conforme à ce que nous connaissions déjà avec une butée de plus vers l’indigne Front. Aucun envol possible vers l’inconnu, aucune prise de risque. En tout cas en finale.
Qu’importe si les deux élus vouent une ignorance voire un mépris superbe envers ce qui nous préoccupe fondamentalement : L’écologie, le nucléaire, le respect du vivant, le réchauffement climatique, l’agrobiologie, la préservation de la flamme de l’enfance, l’accueil des réfugiés, le combat contre la pauvreté, l’indécence des puissances de l’argent-roi, liste non-exhaustive, bien sûr…

Heureusement, le printemps s’installe tendrement partout.

Il est là pour nous rappeler aussi l’évidence de la métamorphose, sa nécessité vitale…

C’est ici que je puise ma jolie conclusion, mon Inespéré :

«  Y’a la nature qui est tout en sueur

Dans les hectares y’a du bonheur

C’est l’printemps !… » (Léo Ferré)

Morice Benin, le 27 avril 2017.

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