Nous sommes beaux…

« Nous sommes beaux », certes…

Mais à trois pas d’ici, à quelques connexions,

Il y a ce grand complot international, occulte, trumpé d’ignoble,

Nous amenant là où nous ne voulons surtout pas aller :

L’obscur, l’isolement, l’indifférence, la froideur, le Chacun pour soi.

On nous fournit pour ça des cargaisons de fictions, des brassées de divertissements multiformes, des simulacres de bonheur absolu…

Tout ça porte un nom : Réseaux sociaux, face book, you tube and so on.

All is made in internet. Fabulous!

C’est la vieille illusion du tout estpossible, aussi vieille que le monde, la résurrection de l’ancienne Babylone.

Nos jeunes s’y engouffrent bien sûr : ils n’ont pas l’choix…

Et pour ne pas paraitre has been, notre génération d’âge mûr se laisse envahir par cette marée absolument irrésistible, grâce à l’axiome imbécile : « Puisque tout l’monde le fait, c’est qu’ça doit être beau, non ?!…».

A l’heure où j’écris ces lignes, une campagne bat son plein : nous sommes sommés de voter bientôt pour notre prochain président…

Rituel obligé pour un quinquennat nous offrant l’illusion (ou l’opportunité diront les optimistes) d’un choix décisif

Je ne me suis jamais rué vaillamment dans les isoloirs, avec la légèreté d’une importance m’étant dévolue… tous les 5 ans !

Mais là tout de même, le monde tel qu’il va dans son versant nord :

La montée d’un fascisme mou et Lepéniste, le libéralisme mortifère engendrant la destruction lente de Gaïa… le refus de l’autre perçu comme un envahisseur… bref la panoplie d’une conscience planétaire en berne, tout ça m’ordonne le choix d’un engagement ferme pour faire barrage aux extrémismes.

Dans ce jeu de dupes, il y a, seule, la petite voix d’un candidat parlant de paix. Ses chances de l’emporter sont minimes, et alors ?

C’est intuitif : je voterai pour lui… à moins qu’il ne s’égare d’ici là.

Il s’agit d’engagement humain.

Juste un pare-feu pour nos enfants et les enfants de nos enfants :

« … Nous les accompagnonsde tout notre amour

Prêts à tous les combats, les garde-fous

Car ils sont là ces myriades de jeunesdebout

Minoritaires, bien sûr, comme nous l’étions

Mais si vivants dans leur fougue… »

(Chanson « L’Inespéré »)

Morice Benin, 22 mars 2017

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